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Indiana Pacers 2014-2015 : One Team to Rule them All (mais pas cette année)

Indiana Pacers Saison 2014-2015

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To tank or not to tank ?

        Ça y est, la saison 2014-2015 approche pour les Pacers et on va se remettre à vivre à l’heure NBA, c’est-à-dire match à 1h00 du matin tous les deux jours avec Chris Denari et Quinn Bruckner (mais malheureusement plus de Brooke Olzendam, parti vers d’autres horizons). Aussi impatient que nous sommes de reprendre cette saison, force est de constater qu’elle sera beaucoup plus compliquée que celles qu’on a pu vivre depuis 3 ans. Avec de lourds changements dans l’effectif et des blessures malheureuses, les Pacers ne ressemblent absolument plus à l’équipe qui nous avait fait rêver pendant les trois dernières années. De là à dire qu’elle est cauchemardesque, il n’y a qu’un pas que nous ne franchiront pas. Eh oui, dans la mesure où nous avons connu (et aimé pour la plupart) Kyrylo Fesenko, Dahntay Jones, Lou Amundson, Solomon Jones, Brandon Rush, Troy Murphy, Jonathan Bender, A.J. Price ou encore l’immense Jeff Foster, notre passion survivra facilement à une année qui s’annonce encore plus compliquée que la dernière. Et croyez-moi, ce sera compliqué. On va essayer de vous présenter la saison à venir en 4 points, telle une dissertation.

 

 1. La saison 2013-2014

 

Come at us, bro. (source : espn)

They got the blueprints to go fishin’.
(source : espn)

 

Au début de la saison dernière, tous les voyants étaient au vert pour les Pacers. On attendait de revoir Lance Stephenson qui avait montré de belles choses l’année dernière, on avait Danny Granger qui allait enfin revenir de blessure, l’arrivée de Luis Scola (tradé contre l’abominable Gerald Green), de Chris Copeland et de Charles Akeem Watson pour renforcer un banc qui avait bien besoin de mecs rigoureux et efficace…

Pendant 3 mois, tout va bien, avec un début de saison à 11-1, le meilleur début de l’histoire de la franchise, juste défaite par les Bulls avec un Derrick Rose qui avait été exceptionnel et insolent de réussite sur le match. Tout va bien et on se prend à croire à un avenir merveilleux faits de bagues et de trophée Larry O’Brien.

Puis arrive Andrew Bynum signé en février pour renforcer un secteur intérieur déjà exceptionnel. Ce dernier ne jouera que deux (très bons) matches, constamment blessé. S’ensuit le trade de la discorde : l’historique et génial Danny Granger est envoyé à Philly pour récupérer Lavoy Allen et surtout Evan Turner, qui devait scorer avec le banc. Si vous pensiez que Gerald Green avait été mauvais, Evan Turner était encore pire. Nul en défense, scandaleux en attaque, apparemment lamentable dans les vestiaires, Turner coïncide avec la période de moins bien des Pacers qui durera jusqu’aux playoffs.

Parce qu’Indiana finit quand même avec un bilan, très satisfaisant dans l’absolu, de 56-26. Premier de la conférence Est, Indy tombe sur Atlanta au premier tour des playoffs. Seulement voilà : depuis quelques semaines, Roy Hibbert crie son mal-être dans les journaux, que des types sont égoïstes dans l’équipe, laissant les médias supputer sur l’identité de ces joueurs visés (Lance Stephenson, Evan Turner et encore Lance Stephenson). Et surtout, avec l’absence d’Al Horford pour l’année, Atlanta joue sans pivot. En effet, les 5 joueurs sur le terrain sont constamment en dehors de la raquette et multiplient les shoots à 3Pts. Roy Hibbert est perdu, ne fait pas les efforts nécessaires et enchaîne les 0 pts 0 reb. Les médias et les détracteurs de l’équipe s’en donne à cœur joie sur les problèmes de l’équipe sans tenter d’expliquer la tactique d’Atlanta (qui gagne un match grâce à Mike Scott et Shelvin Mack, c’est dire le niveau). Sauf qu’à la fin, ce sont les Pacers qui passent, grâce à deux victoires en Géorgie.

Les Pacers tombent donc sur les Washington Wizards au deuxième tour et se font cueillir d’entrée à la maison. Les médias se remettent donc à taper sur ”cette équipe qui pensait trop à Miami au lieu de penser aux playoffs”. Vous excuserez une équipe de contenders à penser aux doubles champions en titre. Alors que Jeff Teague la ramène de son canot de pêche en disant qu’Atlanta avait ”tendu les blueprints” aux Wiz pour battre Indiana, les Pacers enchaînent 3 victoires de suite et finissent par dégager la bande à Gelb 4-2. GONE FISHIN’.

En revanche, la finale de conférence face à Miami ne se passe pas très bien. Si les Pacers gagnent le premier match à la maison, Miami remporte les 3 suivants et la série 4-2, en gardant leur arène inviolée. On pensait gagner en ayant l’avantage du terrain, c’est pourtant perdu. Tant pis, les Pacers partent en vacances le 30 mai 2014 au soir, avec très peu de certitude sur l’année suivante concernant certains joueurs et un réel sentiment d’inachevé.

 2. L’intersaison

 

Très vite, la question se pose : que va-t-on faire de Lance Stephenson, l’homme qui soufflait à l’oreille de LeBron James ? C’est la grosse question de l’été, qui se transforme très vite (une fois LeBron revenu à Cleveland) en camouflet pour Indiana qui voit BornReady/Gump partir à Charlotte, pour un salaire à peine plus élevé que ce qu’Indy lui avait proposé. Les détails de l’affaire sont trop troubles pour que nous rentrions dedans, tant les informations semblent peu crédibles. Exit Stephenson, donc, mais c’est un peu avant la Coupe du Monde que la saison des Pacers va se jouer : alors en recherche d’un remplaçant à Stephenson, il faut aussi en trouver un à Paul George. En effet, le Franchise Player de l’équipe se pète lors d’un match d’exhibition de Team USA. Fracture ouverte du tibia-péroné pour le nouveau numéro 13. Les Pacers ont perdu leurs deux meilleurs attaquants. Arrivent alors Calvin Andre Miles, le Pacer Killer de Cleveland, Rodney Stuckey et Damjan Rudez (un Croate tout droit sorti de l’Euroligue). Lavoy Allen est prolongé tandis qu’Evan Turner se retrouve Free Agent. Pensez-vous que les malheurs d’Indiana soient finis ? Que nenni ! David West et George Hill se blessent légèrement lors des derniers matches de pré-saison et ne savent pas encore s’ils seront là pour les premiers matches de la saison. Yippie Ka Yay Motherfucker.

He ain't going anywhere. Deal with it. (source : wikipedia)

He ain’t going anywhere. Deal with it.
(source : wikipedia)

3. L’Effectif

Lavoy Allen

ALLEN Lavoy

25 ans, 2e saison avec les Pacers, PF/C, 2m06, 116kg, 50th pick en 2011

2,9 PPG à 50%, 2,4 RPG, 0.4 APG, 0,1 SPG, 0,4 BPG en 12 matches

Lavoy Allen a donné satisfaction sur le peu de temps de jeu dont il a bénéficié la saison dernière. On espère le voir un peu plus cette année.

 Chris Copeland

COPELAND Chris

30 ans, 2e saison avec les Pacers, SF/PF, 2m03, 107kg, non-drafté

3.7 PPG à 47%, 0.8 RPG, 0.1 APG, 0.3 SPG, 0.3 BPG en 41 matches

Chris Copeland est devenu un fan favorite grâce à ses enflammades à 3Pts, mais reste un joueur irrégulier. Aura plus de temps de jeu sans PG.

 Paul George

GEORGE Paul

24 ans, 5e saison avec les Pacers, SF, 2m06, 100kg, 10th pick en 2010

21.7 PPG à 42%, 6.8 RPG, 3.5 APG, 1.6 SPG, 0.5 BPG en 80 matches

C’est bien simple, on ne verra très sûrement pas Paul George sur les parquets NBA cette saison. La saison blanche. La tristesse.

RoyHibbert

HIBBERT Roy

27 ans, 7e saison avec les Pacers, C, 2m18, 132kg, 17th pick en 2008

11.2 PPG à 46%, 6.9 RPG, 1.2 APG, 0.4 SPG, 2.4 BPG en 73 matches

Une mauvaise fin de saison (et pas mauvaise à moitié) et tout le monde a oublié que Roy n’avait pas volé ses 2 ASG. On attend beaucoup mieux.

George Hill 

HILL George

28 ans, 4e saison avec les Pacers, PG/SG, 1m91, 85kg, 26th pick en 2008

10.3 PPG à 44%, 3.7 RPG, 3.5 APG, 1 SPG, 0.3 BPG en 76 matches

On n’a que trop peu vu le George Hill agressif en attaque cette année alors qu’il est efficace. Il faut qu’il prenne plus de responsabilités.

Solomon Hill 

HILL Solomon

23 ans, 2e saison avec les Pacers, SF, 2m01, 102kg, 23rd pick en 2013

1.7 PPG à 43%, 1.5 RPG, 0.4 APG, 0.2 SPG, 0.1 BPG en 28 matches

On n’en attendait pas grand-chose dès l’année dernière, on n’a pas eu grand-chose. Sans PG, il risque de jouer un peu plus. Saison charnière.

Ian Mahinmi

MAHINMI Ian

27 ans, 3e saison avec les Pacers, C, 2m11, 113kg, 28th pick en 2005

3.5 PPG à 48%, 3.3 RPG, 0.3 APG, 0.5 SPG, 0.9 BPG en 77 matches

Le joueur le plus inconsistant de l’équipe. Aujourd’hui, on n’en attend plus qu’un bon pivot remplaçant. Attention à Lavoy Allen.

Calvin Andre Miles

MILES Calvin Andre, communément appelé C.J.

27 ans, 1e saison avec les Pacers, SF, 1m98, 105kg, 34th pick en 2005

9.9 PPG à 44%, 2 RPG, 1 APG, 0.9 SPG, 0.3 BPG en 51 matches

Un des deux Pacer-Killer notoire vient de nous rejoindre. S’il réalise 82 matches comme lorsqu’il jouait face à nous, c’est tout bénef.

Damjan Rudez 

RUDEZ Damjan

28 ans, 1e saison avec les Pacers, SF/PF, 2m08, 91kg, non-drafté

Rookie Season

Pour ceux qui ne regardent pas l’Euroligue, c’est un peu l’inconnu de cet effectif. On l’a d’ailleurs très peu vu en Coupe du Monde. Well…

Luis Scola 

SCOLA Luis

34 ans, 2e saison avec les Pacers, PF, 2m06, 109kg, 56th pick en 2002

7.6 PPG à 47%, 4.8 RPG, 1 APG, 0.3 SPG, 0.2 BPG en 82 matches

Un peu comme Roy Hibbert, il a démarré très fort en s’écroulant un peu en fin de saison. Mais son shoot est toujours important.

Donald Sloan

SLOAN Donald

26 ans, 2e saison avec les Pacers, PG/SG, 1m91, 93kg, non-drafté

2.3 PPG à 38%, 0.9 RPG, 1 APG, 0.2 SPG en 48 matches

Il est sympathique, Donald Sloan. Il est pas mauvais, en plus. Mais bon, c’est un 3e meneur, rien de plus. And he’s up.

Rodney Stuckey

STUCKEY Rodney

28 ans, 1e saison avec les Pacers, PG/SG, 1m96, 93kg, 15th pick en 2007

13.9 PPG à 44%, 2.3 RPG, 2.1 APG, 0.7 SPG, 0.1 BPG en 73 matches

Très décrié dans la ligue, il aura la lourde tâche de faire oublier Lance Stephenson. Il a la folie pour, mais a-t-il le mental et le talent ?

Watson

WATSON Charles Akeem, communément appelé C.J.

30 ans, 2e saison avec les Pacers, PG, 1m88, 79kg, non-drafté

6.6 PPG à 44%, 1.6 RPG, 1.7 APG, 1 SPG, 0.1 BPG en 63 matches

Vous savez, le mec dans une équipe qui en a vu d’autres et qui joue toujours juste sans éclats ? Bah c’est Charles Akeem. Très utile.

David West 

WEST David

34 ans, 4e saison avec les Pacers, PF, 2m06, 113kg, 18th pick en 2003

15.9 PPG à 49%, 6.8 RPG, 2.8 APG, 0.8 SPG, 0.8 BPG en 80 matches

Bon, maintenant que Lance est parti, que PG est cassé, on peut le dire. David West a toujours été le meilleur joueur de l’équipe. And will be.

Shayne Whittington

WHITTINGTON Shayne

23 ans, 1e saison avec les Pacers, PF/C, 2m11, 108kg, non-drafté

Rookie Season

Le natif de Paw Paw dans le Michigan est la surprise de l’effectif. On ne s’attend pas à beaucoup le voir, mais why not, après tout ?

  Depth Chart :

PG : George Hill / Charles Akeem Watson

SG : Rodney Stuckey / Donald Sloan

SF : Calvin Andre Miles / Chris Copeland / Solomon Hill / Paul George

PF : David West / Luis Scola / Lavoy Allen / Damjan Rudez

C : Roy Hibbert / Ian Mahinmi / Shayne Whittington

 

4. A quoi s’attendre ?

Yippie-Ka-Yay, motherf... (source : sportworldreport)

Yippie-Ka-Yay, motherf…
(source : sportworldreport)

  Avec un entraîneur aussi doué pour la défense que Frank Vogel, on ne se doute pas que même sans Lance Stephenson et Paul George, deux très grands défenseurs, les Pacers auront toujours une défense de fer. C’est plus sur l’attaque que ça risque de poser problème, dans la mesure où l’absence de Paul George va donc pousser certains joueurs de l’équipe à prendre leurs responsabilités, ce qu’il ne faudra pas confondre avec croquer à mort pour être ”le sauveur de la nation” et donc s’attirer les foudres d’un Roy Hibbert qui n’aime pas les égoïstes. Cependant, avec une telle équipe d’underdogs, les Pacers 2014-2015 ont tout pour être des empêcheurs de tourner en rond, le genre d’équipe qui va en PO à la 7e ou 8e position pour aller taper l’upset et se faire dégager 4-1 en demi-finale. Donc on attend de voir, mais ne jouons pas les enfants gâtés, cette équipe est loin d’être les pires Pacers qu’on ait eu l’opportunité de suivre depuis 10 ans.

Notre prono :

Camille : 41-41, 8th seed, défaite en demi-finale de conférence.

Quentin : 39-43.

 

On commence mercredi soir face aux 76ers. On aura déjà quelques réponses, ne serait-ce que sur les rotations qui seront profondément changées par rapport à l’année dernière. Et surtout que notre Depth Chart ne ressemble absolument à rien.

Schwarzy knows best.

Schwarzy knows best.